Dossier | L’obésité

– C’est un FAIT –

Pour commencer sur de bonnes bases, de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on entend parler « d’obésité » ? Clichés, termes galvaudés, discrimination, handicap, grosso-phobie, « fat shaming », grosso-phyllie, dysmorpho-phobie, troubles du comportement alimentaire, restriction cognitive, santé publique, risques de comorbidité, malbouffe, activités physiques, précarité, culpabilisation, suicides, addictions, microbiote, hérédité, chirurgie bariatrique, industrie et culture des régimes, business des compléments alimentaires, industries de l’esthétique, marketing surfant tantôt sur la tendance« body-positive », tantôt sur le mouvement de « fat acceptance » ou « fat positivity », problèmes psychologiques, professionnels, sociaux…

Tant de BRUITS, de notions et d’idées se bousculent au sujet du surpoids et de l’obésité, qu’il serait utile de faire les choses dans l’ordre en commençant ici, par revoir sa définition précise et actuelle par l’OMS, et par reprendre quelques chiffres pour essayer de mieux comprendre de quoi il est question.

Ce cliché comparatif de différentes corpulences avec un même « IMC » qui circule sur le net, tente à priori de te démontrer que le poids n’est qu’un chiffre (et te démontre aussi au passage que les médias vendent toujours aussi bien les corps genrés, dénudés, de préférence jeunes et blancs 😏). Mais ce que ce comparatif ne te dit pas, c’est que cet IMC (pour Indice de Masse Corporel, aussi appelé « Indice de Quetelet », ou encore « BMI » en anglais pour Body Mass Index) l’est en réalité quasi tout autant… Et c’est précisément la raison pour laquelle j’ai choisi cette photo pour illustrer mon entrée en matière concernant l’obésité, une pathologie que beaucoup réduisent encore à ce fameux calcul d’IMC. Aussi, pour que tu puisses mieux contextualiser les choses, je vais simplement tenter dans un premier temps, de t’expliquer dans ce « dossier parent » pourquoi l’obésité est considérée comme une pathologie et comment les institutions de santé publique la mesurent et définissent 😉

Définition

L’obésité est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé. L’obésité est un état physiopathologique inhérent : à une augmentation de la consommation d’aliments très caloriques riches en lipides; et à une augmentation du manque d’activité physique en raison de la nature de plus en plus sédentaire de nombreuses formes de travail, de l’évolution des modes de transport et de l’urbanisation croissante. (OMS 2018)

Notions un peu « techniques » pour la suite; mais nécessaires pour que tu puisses réellement comprendre à l’avenir l’ampleur des enjeux liés à l’obésité et pour ma part, être certaine que nous parlons bien tous ici de la même chose… En termes de santé publique, il faut savoir qu’il a été décidé que cet « excès staturo-pondéral » allait devoir être mesurer, déterminé et classé par seuils de gravité suivant cette fameuse formule de l’Indice de Masse Corporelle, aussi appelé « indice de Quetelet » ou « BMI » pour Body Mass Index en anglais. En effet, il semble plutôt logique que pour pouvoir étudier, comprendre et tenter de « solutionner » un problème de santé publique (oui, chez moi à Bruxelles on « solutionne » les problèmes à défaut de pouvoir tous les dissoudre 😝), il faut déjà pouvoir standardiser ce problème au niveau d’une population, et il faut donc pour cela inévitablement passer par des repères quantitatifs normalisés (cf. « normalisation »). Pour rappel, « standardiser » est un « processus par lequel on réfère un indice à une norme afin d’en comprendre le sens intégré dans un tout représentatif ». C’est ainsi que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à défaut de formule plus pertinente, a décidé de déterminer différents « seuils de surcharge pondérale » en se basant sur ce calcul d’IMC pour pouvoir traiter du problème de l’obésité dans un cadre international et standardisé.

Pour calculer un IMC, nous divisons en fait tout simplement (trop simplement), un poids donné en kg, par une taille donnée en cm au carré. Comme ceci : (et là je me mords très fort la main en te laissant cette formule sur cette page; parce que nous savons très bien toi et moi que tu iras quand même la chercher ailleurs le cas échéant 😑)

DISCLAIMER d’entrée de sujet : ⚠️ Aujourd’hui BEAUCOUP TROP de sites Internet, de publicités aussi odieuses que scandaleuses de même que beaucoup « d’influenceurs Insta-Snap-Book » t’incitent malheureusement à calculer ton I.M.C., très facilement, très rapidement, mais surtout seuls devant tes écrans. Sois TRÈS vigilant(e) à ne pas te baser sur ce calcul simpliste et finalement peu pertinent, pour en déduire quoi que ce soit concernant ton état staturo-pondéral ou ton état de santé !

Je me répète un peu (pas grave) : si l’IMC (dont je vous raconte la petite histoire « drôle » [ici]) a été choisi dans le but de pouvoir estimer la prévalence des risques pour la santé liés à l’obésité auprès d’une population, et servir de critères pour des protocoles cliniques précis, il présente des limites importantes lorsque l’on veut l’utiliser à l’échelle individuelle. Cet indice ne tient en effet pas compte de la répartition, ni de la proportion des tissus adipeux ni de la masse musculaires. L’IMC ne tient compte non plus de l’ossature, sa densité, lin de l’âge, des pathologies éventuelles, des facteurs héréditaires, ni ne prend compte de l’histoire clinique de chacun. Tu comprends donc bien que le simple calcul d’IMC utilisé de façon ponctuelle et isolée d’un contexte, est pour ainsi dire inutile, inapproprié pour pouvoir évaluer l’état nutritionnel des moins de 18 ans (dont la croissance est encore en cours, et pour lesquels nous avons par conséquent des courbes d’IMC spécifiques et plus adaptées), inapproprié aussi les femmes enceintes et/ou allaitantes (t’imagines bien pourquoi), voire dangereux (notamment pour la santé mentale, mais ça c’est même un gros dossier dont je préfère te parler dans un article satellite à ce dossier parent ). Donc cet IMC que beaucoup pensent à tord être le seul baromètre des diététicien.nes, n’est en fait qu’un indice que nous utilisons éventuellement dans certaines circonstances, et qu’ il nous est indispensable de pondérer parmi de nombreuses autres données contextuelles et individuelles récoltées en consultation quand c’est le cas. Il faut savoir que beaucoup d’autres choses sont en ce moment reprochées à cette formule de l’IMC, comme son ethnocentrisme ou l’histoire-même de sa création…

Pourquoi l’OMS considère-t-elle l’obésité comme une maladie ?

C’est une question qui m’a été posée de nombreuses fois, que je trouve personnellement très pertinente puisque d’autres réalités sur le sujet nous sont aussi rapportées par la littérature scientifique; mais une question qui permet surtout ici de commencer par comprendre le point de vue de l’OMS sur ces notions de « surpoids » et « d’obésité » :

🌍 Contrairement au surpoids, l’OMS a reconnu l’obésité comme une maladie chronique dès 1997, en se basant sur des statistiques selon lesquelles : le simple surpoids (surcharge pondérale) n’est pas en lui-même la cause de pathologies particulières, mai seulement un facteur de risque associé à ces dernières; alors que l’obésité, en plus de ses importants retentissements psycho-sociaux (stigmatisations, discriminations, harcèlements…), est pour sa part directement associée à diverses autres dégradations physiopathologiques comme l’inflammation dite « de bas grade », les atteintes hormonales ou encore articulaires et microbiotiques. Rappelons ici que pour distinguer le surpoids de l’obésité, l’OMS se base uniquement sur un tableau de références d’IMC précis, global et normatif. Mais donc attention ici à bien saisir que le surpoids à lui seul ne peut être associé à un état pathologique, en d’autres termes, une personne grosse/forte/dodue/bien en chair/en surpoids/obèse d’apparence est peut être en bien meilleure santé qu’une personne d’un poids bien inférieur ! Exit donc la stigmatisation liée au simple poids et aux apparences !

🇪🇺 C’est toujours dans ce contexte précis de définitions, qu’en 2014, la Cour de Justice de l’Union Européenne a jugé que l’obésité pouvait être considérée comme un handicap au travail. Il faut « simplement » voir ici, une reconnaissance des risques de santé « co-incidents à l’obésité » (🤔), déterminées en altérations :

  • Physiques : diabète, hypertension, apnée du sommeil, arthrose…
  • Psychologiques : dépression, troubles de l’image corporelle, troubles du comportement alimentaire, mésestime de soi
  • Sociales : discrimination, stigmatisations, harcèlements, isolement…

Pourquoi l’obésité (qui a toujours existé) devient-elle actuellement une priorité majeure de santé publique ?

L’OMS et l’UE en ont fait une priorité majeure de santé publique tout simplement parce que les taux d’obésité ainsi que ceux des maladies associées à celle-ci, ont considérablement augmenté ces dernières décennies, rendant sa compréhension, sa prévention ainsi que sa prise en charge très urgente. Mais si l’obésité et ses comorbidités sont devenues un problème de santé publique majeure dans les pays développés, ce constat est encore plus préoccupant dans les pays en voix de développement qui accusent les contrecoups de la croissance économique déraisonnable que connaît notre civilisation « moderne », créant dans ces pays qui se sont occidentalisés en très peu temps, ce que l’O.M.S. a nommé le « double fardeau nutritionnel », soit la concomitance dans ces nombreux pays, de pathologies provoquées par un mode de vie occidental moderne (comme l’obésité, le diabète, les troubles de santé mentale…), avec des pathologies provoquées par un environnement précaire (comme le VIH, le paludisme, la dénutrition…). Ce double fardeau nutritionnel grandement causé par ces pathologies venant s’articuler à l’un ou l’autre moment, autour de la malnutrition. Tu comprends donc mieux pourquoi l’obésité (pathologie complexe et multifactorielle) est considérée aujourd’hui comme une pandémie mondiale et un enjeu majeur de santé publique.

« L’obésité a atteint les proportions d’une épidémie mondiale, 2,8 millions de personnes au moins décédant chaque année du fait de leur surpoids ou de leur obésité. Problème autrefois réservé aux pays à revenu élevé, l’obésité existe aussi désormais dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les gouvernements, les partenaires internationaux, la société civile, les organisations non gouvernementales et le secteur privé ont tous un rôle essentiel à jouer pour contribuer à prévenir l’obésité. » http://www.who.int/features/factfiles/obesity/fr/

Avec tout ceci, quelles sont les données chiffrées ?

  • À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975.
  • En 2016, plus de 1,9 milliard d’adultes de plus de 18 ans, étaient en surpoids (39%), dont plus de 650 millions (13%) étaient obèses.
  • La plupart de la population mondiale vit dans des pays où le surpoids et l’obésité font plus de morts que la dénutrition.
  • En 2016, 41 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses.
  • En 2016, plus de 340 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 19 ans étaient en surpoids ou obèses.

Chez les adultes, les risques liés à l’obésité et à l’augmentation du B.M.I. sont les suivants :

  • Les maladies cardiovasculaires : cardiopathies et accidents vasculaires cérébraux,
  • Le diabète,
  • Les troubles musculo-squelettiques : arthrose et autres maladies dégénératives des articulations,
  • Certains cancers (endomètre, sein, ovaires, prostate, foie, vésicule biliaire, rein et colon).

Chez les enfants, l’OMS associe l’obésité pédiatrique à un risque accru :

  • d’obésité, de décès prématuré et d’incapacités diverses à l’âge adulte,
  • des difficultés respiratoires,
  • des risques accrus de fractures,
  • d’hypertension artérielle précoce et d’apparition des premiers marqueurs de maladies cardiovasculaires,
  • d’une résistance à l’insuline (pré-diabète et diabète de type 2 précoce),
  • une exposition précoce aux discriminations et troubles psycho-sociaux,
  • une exposition précoce aux troubles du comportement alimentaires et autres troubles et conduites à risques (dépression, suicide, conduites addictives…).

Quid des traitements et de la prévention ?

Les mesures préventives

L’obésité et ses nombreuses conséquences, pouvant être en principes évitées (je dis bien « EN PRINCIPES »), la plupart des pays ont tenté depuis un certain nombre d’années de mettre en place des politiques préventives conformément aux recommandations développées dans « Le plan de lutte contre la malnutrition de l’O.M.S. ». Seulement force est de constater que malgré quelques mesures prises dans le bon sens, la grande majorité des pays concernés sont encore très loin des cibles visées par l’OMS et ont donc encore pas mal de boulot à faire en matière de prévention et de sensibilisation. Le plan de lutte del’OMS contre la malnutrition consiste en la réalisation progressive d’un certain nombre de « cibles » concernant les maladies non transmissibles (MNT) à atteindre d’ici 2025 à 2030. Ces recommandations principalement axées sur la réduction de l’exposition de la population à des aliments de basse qualité nutritionnelle et à la sédentarité, et émises à l’attention des individus, des industriels et des états, sont les suivantes :

Aux individus l’OMS recommande de :

  • limiter l’apport énergétique provenant de la consommation des lipides totaux et de sucres;
  • consommer davantage de fruits et légumes, de légumineuses, de céréales complètes et de noix;
  • avoir une activité physique régulière (60 minutes par jour pour un enfant et 150 minutes par semaine pour un adulte).

À l’industrie agro-alimentaire, l’OMS recommande de :

  • réduire la teneur en graisse, en sucre et en sel des aliments transformés;
  • proposer à tous les consommateurs des produits sains et nutritifs à des prix abordables;
  • limiter la commercialisation d’aliments riches en lipides, en sel et en sucre, notamment ceux qui sont destinés aux enfants et aux adolescents;
  • veiller à proposer des aliments sains et à favoriser la pratique d’une activité physique sur le lieu de travail.

Aux états et leurs institutions législatives et sanitaires, l’OMS déclare ceci :

« La responsabilité individuelle ne peut pleinement jouer son rôle que si on a accès à un mode de vie sain. Il est donc important qu’au niveau de la société, l’individu soit aidé à appliquer les recommandations énoncées ci-dessus, par la mise en œuvre durable de politiques reposant sur des bases factuelles à l’échelle des populations qui rendent les choix de l’activité physique régulière et de meilleures habitudes alimentaires disponibles, financièrement avantageux et facilement accessibles pour tout un chacun, y compris les plus pauvres. Une taxe sur les boissons sucrées est un exemple de ce type de politiques. Sous le titre « Une population plus active pour un monde en meilleure santé », le Plan d’action mondial pour promouvoir l’activité physique 2018-2030 prévoit des mesures gouvernementales efficaces et faisables pour accroître l’activité physique partout dans le monde. L’OMS a publié un dossier technique intitulé « ACTIVE » pour aider les pays à planifier et à mener à bien leur action. De nouvelles lignes directrices de l’OMS sur l’activité physique, la sédentarité et le sommeil chez les enfants de moins de cinq ans ont paru en 2019. »

L’OMS considérant la problématique de l’obésité comme faisant partie intégrante de son programme contre la malnutrition, elle rappelle qu’une action mondiale accélérée est nécessaire pour s’attaquer au problème omniprésent et corrosif du « double fardeau de la malnutrition ». Ainsi, en 2012 l’Assemblée mondiale de la santé a approuvé un plan de mise en œuvre global sur la nutrition maternelle, infantile et jeune enfantine, qui précise pour ses états membres, un ensemble de six objectifs mondiaux en matière de nutrition, visant d’ici à 2025 à :

  • atteindre une réduction de 40 % du nombre d’enfants de moins de 5 ans qui souffrent d’un retard de croissance ;
  • atteindre une réduction de 50 % de l’anémie chez les femmes en âge de procréer ;
  • atteindre une réduction de 30 % de l’insuffisance pondérale à la naissance ;
  • s’assurer qu’il n’y a pas d’augmentation du surpoids infantile ;
  • augmenter le taux d’allaitement maternel exclusif au cours des 6 premiers mois jusqu’à au moins 50 % ;
  • réduire et maintenir l’émaciation infantile à moins de 5 %.

⚠️☝️ Notons ici cependant que :

  1. L’Organisation Mondiale de la Santé malgré toute son expertise, restant un organisme CONSULTATIF et NON DÉCISIONNAIRE; la prévention de l’obésité dépend donc malheureusement et totalement des moyens et des volontés et priorités politiques de chaque État et de chaque Région … Autant dire qu’avec ce dossier théorique et chiffré VS nos réalités quotidiennes, on peut considérer en tant que professionnels de santé que – TOUT RESTE À FAIRE – !
  2. Ce plan de lutte contre la malnutrition consiste bien comme son nom l’indique, uniquement au traitement de l’aspect diététique (aspects nutritionnels/aspects cinétiques), et donc uniquement physique de l’obésité (versus les trois types d’altérations reconnues par l’UE plus haut). Or, rappelons-nous en permanence que l’obésité reste une pathologie beaucoup plus complexe qu’un simple déséquilibre thermodynamique (calories ingérées VS calories produites). Il s’agirait même pour moi, d’enfin reconnaître que l’obésité est avant tout une maladie environnementale. Mais ça je t’en reparle dans un autre article.

Les mesures thérapeutiques

La première chose qui vient en tête chez la plupart des gens (et même de la plupart des professionnels de santé eux-mêmes il faut le dire) concernant l’obésité, est le fameux « manger moins, bouger plus » ! C’est donc très logiquement que depuis des décennies, le surpoids et l’obésité ont toujours été pris en charge et « traités », quasi exclusivement par des approches :

  • biologiques (thermodynamiques) : régime calorique restrictif et régime cinétique amplifié (manger moins, bouger plus). Des approches désormais totalement remises en question tant les études de terrain commencent à s’accumuler, illustrant tour à tour l’échec ou l’inutilité de ces approches comme solution durable pour le patient. Voire des approches thermodynamiques qui bien souvent aggravent la situation des patients.
  • physiques (chirurgicales) : principalement chirurgies bariatriques et chirurgies plastiques. Des approches tout autant remises en question pour leurs conséquences très impactantes sur la qualité de vie du patient post-chirurgie, et leur relative efficacité comme traitement de l’obésité sur le long terme.
  • chimiques (pharmacologiques) : il s’agit là d’approches encore bien risquées pour l’heure, puisque même si certains laboratoires ont mis dernièrement en évidence des molécules pouvant interagir avec certains mécanismes biochimiques et endocriniens entre notre cerveau et nos comportements alimentaires, il n’y a pour l’heure aucune donnée concernant leurs effets potentiels sur la santé mentale et physique à moyen et long terme.

  • psychologiques : beaucoup moins malheureusement, et lorsque cela est pris en compte, il s’agit surtout des prises en charges post-chirurgicales cliniques et très limitées, que sur le plan comportemental , alors même qu’une bonne partie des solutions de l’obésité réside dans l’accompagnement psychologique et plus particulièrement sur le plan des traumas, l’acceptation de soi/travail de l’image et de l’estime de soi, et de l’aide à l’amélioration des comportements et habitudes de vie.

L’OMS a ainsi dernièrement un peu « revu sa copie » de communication pour pouvoir sensibiliser et expliquer plus correctement cette pathologie. Elle propose en 2020, via la « Fédération mondiale de l’obésité », organisme à but non lucratif lié à l’OMS et collaborant à la Commission Lancet sur l’obésité, que tous les 4 ait désormais lieu la Journée Mondiale de l’Obésité ou « World Obesity Day » (auparavant mobilisée sous une autre forme les 11 octobre). La mission de cette « nouvelle » Journée Mondiale de l’Obésité étant de sensibiliser davantage à l’obésité en tant que maladie, de plaider en faveur d’un changement sociétal, d’améliorer les politiques visant à créer des environnements plus sains et de partager les expériences des personnes obèses.

La dernière campagne 2021 était ainsi intitulée « Tout le monde a besoin de tout le monde ».

L’OMS promeut ainsi de façon plus pertinente et juste, les relations multidirectionnelles et les nombreuses interdépendances entre l’obésité et tous les facteurs physiques, psychiques et surtout sociétaux et environnementaux pouvant influencer celle-ci, tantôt en la provoquant, tantôt en l’entretenant, voire même en l’aggravant !

Rends-toi sur le site de la « Word Obesity Day » pour jeter un œil sur le super boulot de communication enfin plus pertinente et bienveillante, mettant l’emphase sur l’importance du respect, de l’éducation, de la sensibilisation, de la protection ou encore des soins de santé et non plus seulement sur le sport et la nutrition 😉

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Sources ayant éclairé ce dossier :