PETITE (re)MISE EN CONTEXTE…
Pour être tout à fait honnête avec vous, cela fait un bail que je ne suis plus venue m’occuper de mon site internet ! 🫣 Mais aujourd’hui en février 2025, (soit 4 ans après avoir écrit ce brouillon que je pensais avoir déjà publié), et suite à l’actualité scientifique récente concernant la redéfinition de l’obésité, je me suis dit que c’était le bon moment pour revenir faire un article sur cette actualité justement ! 🥲Sauf que je ne m’attendais pas à non seulement retrouver cet article dans mes brouillons, mais aussi à être agréablement surprise en me relisant, d’avoir explicité de manière aussi juste (déjà à l’époque), mon point de vue sur « l’obésité » qui rejoint en plusieurs points le dernier consensus de la Commission du LANCET ! Bon, en même temps (comme je l’avais déjà écrit alors), je n’ai aucun mérite si ce n’est celui de la rigueur commune aux profils autistiques comme le mien de ne s’en tenir (durant tout ce temps : 20 ans de carrière diététique), strictement qu’aux données probantes, sans ne jamais se laisser influencer par les extrapolations, arguments d’autorité et biais hygiénistes (que j’ai toujours trouvés problématiques) de nombre de mes collègues soignants…
Voici donc l’article en question qui méritera
tout de même d’être archivé PROCHAINEMENT pour pouvoir
s’en tenir uniquement au dernier consensus sur le sujet).
Pour moi, diététicienne nutritionniste avertie sur ces questions, mais aussi exposée très tôt (autant dans ma vie privée que professionnelle), à de nombreux profils souffrant de ces problématiques liées à leur poids, je me limite plutôt à définir l’obésité comme une maladie chronique de cause multifactorielle, qui se déclenche à un moment donné, après seulement qu’une multitude de dysfonctionnements physiopathologiques (directement liés à l’excès de tissus adipeux) s’installent dans le temps.
Dysfonctionnements physiopathologiques pour lesquels un excès de poids pour une stature donnée (le BMI/IMC), ne serait qu’un indicateur faible ou un facteur peu pertinent (sauf cas extrêmes) de prédiction de la maladie. Ainsi (même si je suis consciente que ceci n’implique que ma vision et ma compréhension personnelles de cette pathologie complexe, à force de lectures à ce sujet et d’expériences de terrains) en définissant cette pathologie de la sorte, cela impliquerait que : l’obésité pourrait concerner aussi des personnes dites « en rémission » (qui ne souffriraient donc pas ou plus d’un « excès pondéral » mais bien de « dysfonctionnements et séquelles » liés à leur pathologie); et inversement, l’obésité (en dehors même de l’argument des sportifs ayant un BMI élevé) ne concernerait pas nécessairement des personnes « en surpoids » sans dysfonctionnements, que ce dernier soit constitué d’un excès de masse grasse ou de masse maigre ! Ce dernier point est discuté très justement sous le terme de « mythe de l’adulte obèse métaboliquement sain ». Un mythe qui tient uniquement sur le socle qu’un adulte en état d’obésité (définition de l’OMS) ne peut être sain indéfiniment et, qu’en moyenne et selon des corrélations observées en épidémiologie, des dysfonctionnements physiopathologiques et des comorbidités s’installeraient dans la décennie qui suit généralement « un diagnostic d’obésité ». Pour les défenseurs de ce mythe, si il peut y avoir des adultes souffrant d’obésité métaboliquement sains, ils le sont pour ainsi dire « en sursis » ce qui justifierait en soi « qu’on leur demande de maigrir » (comme s’il suffisait d’appuyer sur un bouton pour changer de corps)… Ce à quoi je préfère opposer et avancer que de systématiquement pathologiser des personnes, certes en surpoids, voire en état d’obésité, qui ne sont pas malades, participe pleinement et directement à la grossophobie et aux maltraitances médicales, et donc à l’aggravation du problème relatif comme absolu ! Par exemple, je ne compte plus le nombre d’ados, de jeunes et de mamans en parfaite santé malgré un tissus adipeux ne correspondant pas aux critères esthétiques hégémoniques de minceur/maigreur, que les médecins, kinés, la famille et en fait toute la société STRESSENT à VITE VITE maigrir et perdre les kilos « en trop » sous peine d’être une « mauvaise citoyenne », « mauvaise mère », « mauvaise épouse » et une « femme périmée », en plus des autres stress considérables inhérents à cette période particulièrement difficile à traverser !
La définition que j’en fais, permet de dépathologiser une grande partie des personnes en état de surpoids et d’obésité, souffrant avant tout de grossophobie et de harcèlements en tous genres, lorsque non justifiés par une dictature esthétique stéréotypée du culte de la maigreur, elles le sont sur base de considérations hygiénistes par des soignants obsédés par les kilos affichés sur leurs balances. Des personnes en situation de « surpoids » et d’« obésité » pointées du doigt comme ayant systématiquement des habitudes de vie malsaines qu’elles pourraient bien changer du jour au lendemain, ou comme faisant preuve de peu d’efforts et de volonté sur le plan strictement calorique et thermodynamique de la célèbre équation faisant de nous de vulgaires radiateurs : [quantités de calories dépensées (par le biais de sport à haute dose ou autres)] / [quantités de calories ingérées (et surtout non ingérées via des régimes restrictifs amaigrissants x ou y].
J’ai donc toujours défendu un peu solitairement (faut le dire, pour le nombre de fois où l’on me l’a reproché, y compris à la tête de l’UPDLF), une compréhension et vision très critique vis à vis de la « prise en soins » de cette population. Une prise en soins uniquement limitées aux données scientifiques, mais aussi éclairées par les contextes et portées politiques, historiques et socio-économiques du sujet. Une approche qui s’est toujours portée avant tout autre chose sur l’amélioration (autant que possible) de l’environnement et de la qualité de vie (QoL) de ces personnes, sur les luttes de justice sociales pour combattre les deltas de privilèges, ainsi que sur les responsabilités politiques et sanitaires systémiques; à l’opposé total donc des approches qui mettent encore plus de pression sur les individus et leurs supposées responsabilités dans leur pathologie, comme les prétendus « rééquilibrages alimentaires » et autres régimes restrictifs, loin aussi des solutions médicamenteuses ou bariatriques un peu « cobayes », mais aussi très loin des injonctions toxiques à l’amaigrissologie, au bonheur forcé et au sport à tous prix, vendus et distribués en masse dans les magazines, médias mainstream et sur les réseaux sociaux par les influenceurs, coachs de vie, naturopathes et autres pseudo-pro en tous genres… quand ce n’est pas carrément par des professionnel.le.s de santé grossophobes et/ou incompétents, voire peu scrupuleux !
Et puis autant rajouter ci-dessous mes dernières publications (datant d’avant le consensus actuel en la matière) et qui avaient fait réagir pas mal de monde.
En effet, si vous me suivez sur Instagram et que vous remontez à mes publications du 23 avril 2024, j’avais poussé un énième coup de gueule après qu’un « coach sportif » (aux plus d’un million et demi d’abonné.e.s) ait largué un énième pseudo-conseil à la con, à base de vision grossophobe, de volonté et de perte de poids par le sport, destiné aux personnes en surpoids, grosses et obèses (sans distinction aucune, ni compétences de professionnel de santé; parce que pourquoi pas !).
Voilà, voilà… Il ne me reste plus qu’à finaliser avec ceci, mon autre brouillon d’article sur [la petite histoire du BMI], laissé lui aussi en jachère depuis 2021 (date de mon COVID long), et d’enchaîner enfin avec un article en bon et due frome et à jour sur ce fameux dernier consensus de la Commission Lancet concernant la redéfinition des critères cliniques de l’obésité !
So STAY TUNED los amigos 😉
















